Chers amis,

Je suis heureux de vous annoncer la diffusion du film que j’ai réalisé en collaboration avec Benoît Dervaux :

Rwanda, la vie après - Paroles de mères

à la RTBf 3, ce mercredi 2 juillet à 21h05 et le jeudi 4 juillet à 00h22

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Pourquoi les mères ?

Parce que si l’on sait les atrocités dont furent victimes les Tutsis pendant le génocide de 1994, on perçoit généralement très mal les séquelles qui empêchent encore souvent les femmes rescapées de se reconstruire.
En juillet 1994, le génocide est stoppé . À partir de ce moment, pour les hommes, le calvaire a pris fin. Par contre, pour les femmes, rien n’est terminé. Des centaines de milliers d’entre elles ont été violées – et donc frappées du sida ; ces viols ne sont pas les « dégâts collatéraux habituels » d’une guerre, ce sont des actions de destruction massive, encouragées, voulues, destinées à désespérer une population minoritaire avant de l’exterminer avec une insoutenable cruauté.
Le film est constitué des témoignages de six femmes provenant du Rwanda profond. Ces femmes racontent leur parcours, de la fin du génocide à aujourd’hui : la maladie ; l’accouchement d’un enfant de génocidaire ; le rejet par ce qui leur restait de famille pour qui il était inconcevable d’accueillir le fils ou la fille d’un tueur ; leur solitude ; la difficulté pendant des années d’assumer cet « enfant de la haine », avant d’apprendre à l’aimer…
En contrepoint, une fille et un garçon issus des viols de ces femmes, racontent à leur tour ce que fut leur enfance.

Il y a vingt ans ce génocide s’est déroulé dans l’indifférence générale de la communauté internationale. Aujourd’hui, ces femmes et ces enfants parlent pour la première fois devant une caméra. Je crois qu’il est important de les écouter.
Et si vous le pouvez, partagez cette information sur votre Facebook.

Comme vous pouvez l’imaginer, en tant qu’auteur du film, je serais particulièrement heureux de connaître vos réactions. Si vous en avez l’occasion - et l’envie ! - n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires sur mon Facebook.

Merci d’avance.

André Versaille

(Ce film est une coproduction Dérives – Carpe Diem Icare)

© André Versaille — 2014